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Accueil > Les journées > XXXVes journées à Bobigny sur le thème « Économie sociale : crises et renouveaux ».

Flacher (D.), Harari-Kermadec (H.) et Moulin (L.). – D'une éducation par « capitalisation » à une éducation par « répartition ». In : Économie sociale : crises et renouveaux, éd. par Abecassis (Ph.) et Coutinet (N.), XXXVes journées de l’Association d’Économie Sociale, Presses universitaires de Louvain, p. 343-350. – Louvain-la-Neuve, Belgique, 2015.

Résumé

Après avoir rappelé qu'un régime par capitalisation ne garantissait ni équité, ni efficience, ni même le financement de l'enseignement supérieur, nous définissons ce que pourrait être un régime d'éducation par répartition et discutons de ses atouts et limites, pour construire une approche théorique du concept. Une éducation par répartition conjugue la gratuité de l'accès, une allocation universelle d'autonomie et un accroissement des dépenses publiques destinées à l'université (jusqu'à un niveau jugé raisonnable pour que celle-ci puisse mener à bien ses missions). Nous montrons qu'un tel régime peut se révéler équitable et efficace pour financer le système éducatif et discutons des conditions permettant à un tel système d'être efficient. Nous montrons également qu'il permet de limiter les mécanismes de polarisation au sein de l'enseignement supérieur. Nous chiffrons alors le coût du régime par répartition (en année pleine : 5 milliards d'euros pour accroître les besoins de financement des universités et 19 milliards d'euros pour l'allocation d'autonomie) et proposons des modalités de financement.

Abstract

In this paper, we study the higher education financing based on the classical contributory versus self-funded pension funding scheme. We provide a brief discussion of how a system based on student debt can be seen 'funded' and why it fails to ensure equity and efficiency and funding for the longer term. We also define a contributory financing scheme for higher education based on income tax and social security contributions, and study its strengths and weaknesses. By contributory, we mean a scheme that ensures free access to university, providing for students' expenses and344 the costs of research and teaching. We show that such a system would be efficient and equitable, and we discuss under what conditions it would be efficient. We show also that it would prevent polarization in the higher education system. We conclude with an implementation of our contributory financing scheme in the case of France (it increases university funding by EUR5bn and provides EUR19bn for students' expenditure).

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